Arrêt sur les mots

Sous la direction de Louis Dieuzayde

 « La terminologie est le moment poétique de la pensée »


Giorgio Agamben

– participants.

Un noyau dur au sein du LESA (10 à 20 chercheurs…) qui peut ensuite appel à des spécialistes de tel ou tel terme conceptuel si besoin. Une coordination de 2 à 4 personnes

– Durée.

2 ans.

– Objectifs.

Rédiger un lexique pointu et théoriquement étayé (tout en restant dans une proximité des œuvres) qui puisse faire référence sur l’approche esthétique de l’actualité artistique. Cet ouvrage vise comme lecteurs la communauté des chercheurs en art, celle des étudiants et doctorants, celle des publics qui désirent se munir d’éclairage et d’outils d’analyse. L’art se déclinerait ici dans ses formes aussi bien instituées qu’émergentes en insistant sur celles posées comme emblématiques du temps présent (depuis 2000).

Précisions. 

– Ces mots de l’art à mettre à l’étude pourront être issus du vocabulaire de l’esthétique (perception, sensation, sensorialité, subjectivation, imagination par exemple), émanant des formes actuelles (performantialité, dispositif, réactivation, numérique…), vecteurs d’interrogations politiques (mondialisation, marchandisation, émancipation) mais peuvent également être inventifs et surprenants (magie, enfance, fête, par exemple…). Le tout étant de trouver une harmonie finale dans ce champ lexical à la fois sérieux et insoumis, héritant d’une tradition tout en proposant de nouvelles nominations aptes à saisir les inflexions actuelles de l’art.

– La constitution de binômes doit permettre à la fois la mise en discussion de chaque terme lexical et la mise en dialogue d’au moins deux disciplines artistiques.

– Méthode de travail. 

1. décembre 2017. Réunion liminaire pour lister tous les mots (concepts) incontournables dans l’approche de l’actualité de l’art : de 20 à 30 mots.

Début de répartition du travail entre les chercheurs présents, constitution de binômes.

Possibilité de faire appel à des chercheurs du LESA non présents ou hors LESA ou bien encore hors AMU (à discuter).

2. Travail de chaque binôme sur un ou plusieurs mots (2 ou 3 maximum).

3. avril 2018. Mise en commun du travail effectué : lecture collective des propositions ; évaluations, retours, critiques, orientations de la reprise du travail.

4. Second temps de travail de chaque binôme.

5. octobre 2018. Nouvelle mise en commun : prise de mesure de l’avancée, corrections des textes, harmonisations de l’ensemble.

6. Troisième temps de travail inter-binômes

7. Finalisation janvier 2019.

– Difficultés. 

-> partir des différents arts, respecter leurs singularités tout en les mettant en dialogue pour relever des spécificités du geste artistique actuel et les nominations et sous-bassements théoriques qui l’accompagnent.

Ne pas juxtaposer ou additionner les arts, ne pas non plus dissoudre leurs différences dans une théorisation généraliste.

-> articuler une approche théorique et conceptuelle des termes à leur mise à l’épreuve (même minimale ou indicative) des productions d’art actuelles.

Ne pas être uniquement dans le discours, avoir les œuvres en vue…