logo AMU

Vous êtes ici

Danse et littérature

Autre
Description: 

Journée d’études : Danse et littérature.

La journée d’études s’inscrit dans un partenariat entre les Ecritures croisées, l'Agence régionale du Livre, le Laboratoire d’études en sciences des arts de l'Université d'Aix-Marseille et le Ballet Preljocaj et la Cité du livre la Méjanes

Consacrer un temps à parler et à interroger le rapport que le mouvement chorégraphique et la danse entretiennent à la littérature. C’est l’objet de cette journée d’études où il sera question de langage, de légendes, d’écritures, de représentations plurielles, de fictions... qui nourrissent la pratique des chorégraphes. Temps de paroles universitaires (dans le prolongement d’une rencontre avec Angelin Preljocaj et Laurent Mauvignier) où il s’agira de tisser des liens parfois inattendus entre deux formes artistiques et deux espaces de création.

Mardi 15 janvier, amphi Le Verrier, La Méjanes:
18h-19h30 : rencontre avec Laurent Mauvignier et Angelin Preljocaj, autour de Ce que j’appelle oubli, organisée par les Ecritures croisées et Annie Terrier.
Le roman de Laurent Mauvignier Ce que j’appelle l’oubli est publié chez Minuit.
La pièce chorégraphique “Ce que j’appelle l’oubli” est présentée au Pavillon noir.

Jeudi 17 janvier, Studio Pavillon Noir
14h-17h : journée d'études danse & littérature, organisée par l'Université d'Aix-Marseille

Dany Lévêque
De l’utilité de l’écriture du mouvement pour une œuvre chorégraphique.

Une découverte simple de l’écriture du mouvement par le système Benesh.
Écrire le mouvement, c’est placer un ensemble de signes qui sont la traduction d’un geste dans un espace temps. Une partition de danse est un élément fondateur d’une littérature intrinsèque du corps.

Dany Lévêque, choréologue et assistante d’Angelin Preljocaj depuis 1992, a transposé plus de trente chorégraphies et remonté de nombreuses œuvres au Centre Chorégraphique National d’Aix-en-Provence et pour diverses compagnies.
Auteur de Angelin Preljocaj De la Création à la mémoire de la Danse, Les Belles Lettres/Archimbaud, Paris, 2011.

Christophe Apprill
Des faubourgs de Buenos Aires à la poésie de Borges, le tango comme romance

Apparu fin du XIXème siècle dans le Rio de la Plata, le tango a inspiré à Borges quelques belles pages où il a pris le parti de raconter son histoire, campant une galerie de personnages et des paysages urbains qui nous font encore rêver et voyager. A la faveur du renouveau de la pratique de la danse tango dans le monde, ses figures et ses lieux sont devenus emblématiques de la culture du tango. Quel rôle joue l’histoire romancée du tango de Borges ? Les tangueros contemporains sont-ils à leur tour inspirés par le florilège de ses petites mythologies ?

Sociologue, docteur de l’EHESS, Christophe Apprill est membre du Centre Norbert Elias. Ses recherches portent sur les processus sociaux à l’oeuvre dans les mondes amateurs et professionnels de la danse. Dernières publications : Des vies en musique. Parcours d'artistes, mobilités, transformations (Sara Le Menestrel et al., Hermann, 2012). Les audaces du tango. Petites variations sur la danse et la sensualité (Editions Transboréal, 2012).

Laura Foy
Entre corps et parole : la fonction narrative du bharata-natyam
Apparu au 6ème siècle avant JC, le bharata-natyam (danse classique du sud de l’Inde) fait état d’un rapport singulier et intime entre parole et mouvement, voix et corps. La mise en évidence des fonctions rythmiques, narratives et religieuses du langage et de la danse permettra d’interroger les relations entre ces deux composantes des pièces chorégraphiques et d’analyser l’évolution du bharata-natyam ainsi que son rôle politique de la colonisation anglaise de l’Inde à nos jours.
Chargée de mission culture de la Fondation du Camp des Milles – Mémoire et éducation, Laura Foy est également doctorante en esthétique théâtrale à l'université d'Aix-Marseille. Ses recherches ont pour objet la représentation des crimes à caractère génocidaire par le spectacle vivant. Dernière publication : « Pratique et pensée des NTIC : pour un renouveau opérationnel du concept de poétique », in : Incertains regards, cahier dramaturgique n°1, septembre 2010, PUP.

Marielle Pélisséro
Hijikata, no, Ikeda, Murobushi : le buto et les « auteurs maudits » de la littérature française

Le buto est apparu à l'aube des années 1960 dans le paysage pluridisciplinaire des avant-gardes japonaises. Fidèles aux aspirations des artistes de l'époque, les premiers danseurs de buto s'inspirent de pratiques artistiques étrangères, dans le champ des arts plastiques, de la musique ou de la littérature. Ainsi, Lautréamont, Bataille, Artaud et d'autres « auteurs maudits » de la littérature française influencent les écrits et les œuvres d'artistes comme Hijikata Tatsumi, et forment une constellation dans le ciel de la « danse des ténèbres ».

Doctorante en Arts du spectacle à l'Université Paris-Ouest Nanterre, Marielle Pélisséro est chargée de cours à l'Université Paris-Ouest Nanterre et à Aix-Marseille Université. Sa thèse est consacrée aux discours critiques des pratiques non-dramatiques de la production théâtrale contemporaine.

Auteur(s) / Organisateur(s) LESA: 
Date(s): 
15 janvier et 17 janvier 2013
Lieu(x): 
Cité du livre et Pavillon noir
Codification AERES: 
COM
Année: 
2 013

Site créé par Amélie Rimbaud