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APPEL à COMMUNICATIONS Colloque international – 26-27-28 septembre 2014 « Performances : la transversalité en actions »

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[b]APPEL à COMMUNICATIONS Colloque international – 26-27-28 septembre 2014 « Performances : la transversalité en actions »[/b] La performance fait partie du paysage de l’art contemporain depuis le début du XXème siècle et les premières avant-gardes. Toutefois le mot, probablement emprunté au théâtre dans les pays anglo-saxons, n’a nommé une pratique spécifique de l’art qu’à partir des années 1970, comme le dit Rose Lee Goldberg, l’auteur du fameux Performance art, from futurism to the present, la première histoire de cet art publiée en 1979 et plusieurs fois rééditée, complétée, traduite en plusieurs langues. La « performance » emprunte en effet au théâtre la co-présence entre au moins un protagoniste (l’artiste, ou toute autre personne, ou un animal, un objet animé) et le spectateur. C’est donc un art éphémère, éventuellement rejouable. Depuis les années 1970, l’art de la « performance » s’est réintroduit avec un sens nouveau (à définir ?) dans le théâtre et la danse. La musique (sans même qu’il soit besoin de convoquer le vaste problème de l’interprétation des œuvres), ne l’exclut pas de sa discipline – les performances d’arts plastiques, de théâtre, de danse, utilisent au demeurant volontiers musique et sons. La « poésie sonore », la littérature elle-même, ne se font pas faute d’y avoir recours. La performance touche la photographie et la vidéo, car ce sont les deux médiums qui permettent d’en garder la trace, c’est-à-dire de pouvoir témoigner de l’éventuelle importance historique, artistique, de l’événement qu’elle a produit. C’est donc peu dire que « l’art de la performance » (pour reprendre Goldberg) traverse les arts. Comme chacun sait, la performance est aussi un terme sportif, avec le sens d’un dépassement de soi, sens amplement absorbé par l’économie et tous les domaines conduits par la concurrence. Une publication, Pour une éthique de la performance (L’Harmattan 2013), a été récemment consacrée aux différentes définitions du terme dans ces domaines (y compris en art), sous la direction d’Olivier Lenoir. Faisant intervenir psychanalystes, philosophes, psychologues, sportifs, économistes, chefs d’entreprises, spécialistes de la gestion, cette recherche nous laisse encore un champ immense, celui de tous les arts, et celui de l’extension de la pratique de la performance hors du contexte européen et étasunien, celui des modalités nouvelles que l’ « art de la performance » adopte aujourd’hui. Mais cette absorption du mot performance dans ces domaines non artistiques ne disent-ils pas en retour que ce mode en art a quelque chose d’un contrepoint (politique ?, de résistance du corps ?) vis-à-vis de ceux-là ? Le colloque s’ouvrira sur un volet historique, et d’abord, sur la première histoire de la performance, lorsque cette dernière n’a pas encore de nom. Les lignes en ont été tracées depuis le futurisme et Dada, et jusqu’aux sources dans le cabaret, chez les Incohérents, Alfred Jarry. On en a rapporté les histoires : peut-on aujourd’hui, avec le recul qui s’accentue, saisir plus finement les enjeux et les significations des premiers croisements des catégories artistiques qui la caractérisent, en interprétant, par exemple, le rôle de l’humour, en mettant au jour ce qui en a promu la diffusion en Europe, ailleurs (?), en pointant vers quels contextes précis, vis-à-vis de quelles problématiques sociétales, politiques, ces transformations de l’art font sens ? Cette histoire est européenne, américaine : elle passe après les années 1920 par les surréalistes, puis par John Cage et son Theatre piece # 1 de 1952 au Black Mountain College, rapporté oralement et pourtant si célèbre, puis par les happenings et les premières manifestations de Fluxus. Peut-on trouver des liens et des passages encore inexplorés, vers les pays de l’Est, l’Amérique du Sud, l’Asie? Ce volet historique ne peut qu’être attentif aux communications éclairant de nouvelles perspectives sur la période des années 1960-1970, dont les démonstrations extrêmes ont peut-être fait de l’ombre à des propositions historiquement plus denses qu’elles ne paraissaient à leur époque (c’est le cas pour le travail de Lygia Clark par exemple). Si l’analyse des relations au corps de l’artiste, des spectateurs, des participants, est une dimension exploratoire incontournable en matière de performance, on cherchera aussi quels types de croisements des disciplines artistiques correspond à telle intention esthétique, politique, à quelle lutte, à quelle volonté d’impact perceptif. Le sens qu’il faut accorder à telle ou telle interrelation, l’importance de la dimension sonore, de la dimension linguistique, les références aux sciences (lesquelles ?), à l’histoire de l’art, la différence de procédure qui motive l’utilisation du terme « action », bref, toute piste élargissant la connaissance de « l’art de la performance », tout apport nouveau, seront examinés. A côté ou en synergie avec les aspects historiques, le colloque privilégiera les modalités récentes et actuelles de la performance. Qu’est-ce qui a caractérisé cette modalité artistique pendant les années 1980 ? 1990 ? Comment la danse s’est-elle imposée dans le profil général de la scène artistique en France, en Occident ?, quel est à cet égard le rôle des pays émergents, de l’Afrique ? En quoi les performances récentes en Europe et ailleurs se différencient-elles des actions antérieures ? En dehors de quelques exceptions (Tino Sehgal par exemple, ou John Bock), la performance est-elle devenue pour les artistes une pratique occasionnelle, et quel sens lui donnent-ils alors ? Est-ce un risque ? Quelle fut l’importance de la performance dans l’émergence récente de l’art contemporain chinois, quel est son rôle dans le contexte de ce pays aujourd’hui ? Y a-t-il une scène de la performance au Brésil, au Mexique, en Inde ? Et dans tous ces domaines encore, quelle est la part accordée à la dimension sonore, au langage, à la narration, au genre… ? Le colloque international « Performances : Transversalités en actions » se déroulera les 25, 26, 27 septembre 2014 à la Maison de la Recherche (site d’Aix-en-Provence d’Aix-Marseille Université) et à la médiathèque de l’Alcazar à Marseille (à confirmer). Des performances artistiques sont prévues chaque jour. Fin de l’appel à communication : 28 février Comité scientifique du colloque international « Performances : Transversalités en actions » : Bernard Blistène, conservateur au Centre Georges Pompidou, Paris Eric Mangion, directeur du Centre d’art de la Villa Arson, à Nice, membre du conseil d’administration de l’association Montévidéo à Marseille. Pascal Neveux, directeur du Fonds Régional d’Art contemporain de la Région PACA. José Quaresma, Professeur en arts visuel et esthétique à la Faculté des Arts de l’Université de Lisbonne, Portugal Fabiana de Moraes, commissaire d’exposition (performances du Brésil), Rio et Paris. Rosângela Cherem, Professeur Docteur des Masters en Arts visuels, Département d’arts visuels, Université de San Catarina (UDESC), Bresil Tania Alice Caplain Feix, Professeure de performance et théâtre, Université Fédérale de l'Etat de Rio de Janeiro (UNIRIO/Brésil. Jacques Amblard, Aix-Marseille Université, LESA (partie sonore et musicale) Evelyne Toussaint, Aix-Marseille Université, LESA (histoire de l’art contemporain) Yannick Butel, Aix-Marseille Université, LESA (théâtre et médiation culturelle) Sylvie Coëllier, Aix-Marseille Université, LESA (histoire de l’art contemporain) [b] Les propositions de communication (1 500 signes maximum) doivent être envoyées à Sylvie Coëllier (sylviecoellier@wanadoo.fr avant le 28 février 2014. Elles seront examinées par le comité scientifique. Chaque candidat sera averti de l’acceptation ou non de sa proposition, au plus tard fin avril 2014.[/b]

Sylvie Coëllier
Yannick Butel
Evelyne Toussaint
Jacques Amblard
Date(s): 
26-27-28 septembre
Lieu(x): 
Marseille
Codification AERES: 
ACTN
Année: 
2 014

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