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"La fonction dissolvante de la transparence à l'âge moderne"

La transparence comme paradigme
"Le monde de la transparence n'est pas celui où l'on voit clair enfin, après avoir dissipé des poches d'opacité; c'est celui qui, ayant usé tous ses substituts et décidé de se passer désormais de, "lieutenance" (de symbolicité, d'analogie), se voit forcé à la situation inédite de voir la vitre elle-même, plus que les objets à travers. ais comment se fait-il que cette lumière ajoutée coïncide avec un nouveau type d'obscurcissement? Eclatée en mille et mille morceaux, elle est coextensive au réel, totalement mélangée à lui, bien loin de le surplomber. Il faut alors se fier à une "pensée de derrière", dirait Pascal, qui pondère à peu près l'impondérable, plutôt qu'à la croyance des phénoménologues en l'épiphanie des "choses mêmes". En ce sens précis, l'introduction à la transparence coïncide avec la fin des phénomènes. Les auteurs du présent ouvrage s'interrogent, depuis des angles d'analyse, des compétences et des intérêts épistémologiques différents, sur la validité d'un paradigme de la transparence pour tenter de capter comme un air de famille entre des expériences, des pratiques (artistiques au premier chef) et des modes de penser et de sentir propres à une époque, la nôtre, sous l'emprise de la globalisation et des technologies de l'information et de la communication. Celles-ci, toutefois, ne sont pas directement le sujet de ce livre, qui interroge plutôt la part d'ombre mixée au lieu même des lumières contemporaines."

Auteur(s): 
Directeur(s) de l'ouvrage: 
Type de publication: 
Théorie et Pratique des Arts
Éditeur: 
Publications de l'Université de Provence
Année : 
2 008
Nbre ou N° pages: 
197-210
n° ISBN: 
978-2_85399-699-0

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