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Journée d'étude | Du Reconduit, de l'Éconduit

Du Reconduit, de l’Éconduit

Jeudi 9 novembre 2017, de 09h à 18h | à la Cité des arts de la rue, 225 avenue des Aygalades, 13015 Marseille.

Prolégomènes au colloque international qui aura lieu à Beyrouth en décembre 2017 co-organisé par l’Université Libanaise et Aix-Marseille université (LESA EA 32 74) sur le thème  « Combats de la culture, combats pour la culture » 

Antônio Araújo et le Teatro Da Vertigem

Auteur(s): 
Yannick Butel
Auteur(s) hors LESA: 
Silvia Fernandes
Bruno Tackels
Maria Lucia Pupo
Josette Féral
José Da Costa
Angela Materno
Maria Clara Ferrer
Jean-Pierre Thibaudat
Béatrice Picon-Vallin

Publication PUP | Collection Arts, Série Scènes, Parution 2e trimestre 2016

Antônio Araújo est un metteur en scène brésilien qui a conquis une réputation internationale grâce à son remarquable théâtre hors des théâtres. Connu pour ses occupations d’espaces dans la ville, – prison, fleuve, église, hôpital, centre commercial, métro –, son théâtre navigue à l’interface de la fiction et du réel, entre traumatismes et violences du monde contemporain.

Dans cet ouvrage, la trajectoire théâtrale d’Araújo et de sa compagnie, le Théâtre du Vertige, est étudié sous ses facettes théoriques, historiques et dramaturgiques. Yannick Butel, Bruno Tackels, Josette Féral, Béatrice Picon-Vallin, Jean-Pierre Thibaudat, Maria Lúcia Pupo et des chercheurs en théâtre brésiliens analysent ses interventions artistiques de type site-specific – et mettent en perspective ses spectacles. Le dernier d’entre eux sur un texte de Bernardo Carvalho, Dire ce qu’on ne pense pas dans des langues qu’on ne parle pas, aborde la crise des métropoles européennes contemporaines. Il a été presenté aux spectateurs dans un parcours déambulatoire à travers les imposantes salles de la Bourse de Bruxelles et à l’Hôtel des Monnaies au Festival d’Avignon de 2014.

Deux entretiens avec Antônio Araújo lui donnent l’occasion de revenir sur les incertitudes de son théâtre performatif, les paramètres mobiles et flous qui renversent la fixité des identités et guident sa création. Comme l'affirme Araújo :

« Nous souhaitons faire un théâtre où la ville sera un territoire de désenchantement et de désillusion, mais également un terrain d’expérimentation possible. »

Directeur(s) de l'ouvrage: 
Yannick Butel
Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Sílvia Fernandes
Année : 
2 016
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

Les théâtralités de l'apparition | La scène et les encres de Gao Xingjian

Auteur(s): 
Yannick Butel
Auteur(s) hors LESA: 
Gao Xingjian

Conçue comme un tête à tête, cette étude revient sur les aspects de l’œuvre plastique, cinématographique, théâtrale et théorique de Gao Xingjian, figure d’avant-garde du théâtre chinois et prix Nobel de littérature (La Montagne de l’âme). Une approche sensible qui théorise une pratique d’écriture et un geste de créateur, à travers le concept de Théâtralité. Façon d’entrer par touches, et petites touches, dans l’œuvre de Gao Xingjian en tentant de saisir un trait commun aux espaces poétiques, à sa pensée philosophique et à son geste de peintre.

Dans cette perspective, c’est notamment l’idée de Liangxiang – « l’apparition » qui est récurrente dans sa pensée et dans sa pratique artistique – qui a été explorée. Au terme cette entreprise de compréhension articulée à l’expérience de son œuvre, mais toujours incertaine, l’étude s’achève sur l’édition exclusive de la pièce Monologue. Façon de redonner voix à la poésie dramatique…

Directeur(s) de l'ouvrage: 
Yannick Butel
Année : 
2 015
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

Journée d'études | Études des pratiques artistiques collaboratives à base d'archives dans le cadre du projet de recherche-création « In living Memory »

Cette journée d'étude organisée le 15 décembre 2015 dans le cadre de l'axe ICAR du LESA propose de faire le bilan d'un programme de recherche - création, "In living memory", porté par Lieux Fictifs depuis 2014 avec le soutien du programme Erasmus+ de la Commission européenne.

Théâtres brésiliens | Manifeste, mises en scène, dispositif

Auteur(s) hors LESA: 
Gilberto Icle
Sílvia Fernandes
Maria Lúcia de Souza Barros Pupo
Clóvis Dias Massa
Edelcio Mostaço
Luiz Fernando Ramos
Lucio Agra
Margaux Borel
Kil Abreu

Publication PUP | Collection Arts, Série Scènes, Parution 2e trimestre 2015

Rien n’est plus difficile que d’appréhender ou de présenter des cultures aussi singulières, multiformes et instables que celles qui forment le Brésil. À cela s’ajoute la difficulté de retenir, ne serait-ce que pour un seul instant, le caractère insaisissable du phénomène théâtral.

Parler de théâtre brésilien n’eût été rien moins qu’une manière arbitraire de prétendre à une unité qui ne tient pas au regard de l’histoire théâtrale et politique du Brésil. Recourir au pluriel dans le titre de cet ouvrage scientifique Les théâtres brésiliens correspond donc à une façon de nommer une hétérogénéité historique, anthropologique, esthétique, scénique et poétique, à l’intérieur même de São Paulo. Revenant sur l’hétérogénéité des influences esthétiques et idéologiques qui ont marqué la pratique théâtrale, du théâtre de Brecht à l’influence de la performance, cet ouvrage collectif revient sur une histoire du théâtre qui commence dans les années 1960 jusqu’à nos jours.
En sollicitant les universitaires de l’USP, ainsi que les figures centrales de la mise en scène et de la pratique théâtrale, Les théâtres brésiliens fait le point sur une activité théâtrale qui concerne aussi bien la théorisation des formes scéniques, que l’activité créatrice d’acteurs et de metteurs en scène contmeporains. Les analyses et les entretiens se lisent alors comme une contribution majeure, faite de témoignages de praticiens et de contributions universitaires, à même de permettre une compréhension de l’histoire politique et scénographique du théâtre du XXIe siècle.

Directeur(s) de l'ouvrage: 
Yannick Butel
Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Silvia Fernandes
Année : 
2 015
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

Hors Série 1 | Le théâtre pense, certes, mais quoi, comment et où ?

Auteur(s): 
Yannick Butel
Arnaud Maïsetti
Auteur(s) hors LESA: 
Christophe Bident
Emmanuel Cohen
Benard Baas
Chloé Larmet
Andrew Bielski
Diane Scott
José Da Costa
Cristina Vinuesa
Laure Couillaud
André Gardel
Jérémie Majorel
Christophe Triau

Publication PUP | Revue Incertains Regards, Parution 2e trimestre 2015

Les hors séries d’Incertains Regards sont conçus et réalisés en partenariat avec des chercheurs et collaborateurs sollicités par le comité de rédaction de la revue pour répondre à des enjeux manifestes posés par les arts de la scène aujourd’hui. 

Le hors série no 1 est né d’un travail commun, conduit par Emmanuel Cohen, Laure Couillaud et Christophe Bident à l’université de Picardie Jules-Verne – suite aux rencontres internationales et travaux menés à Amiens, à Nanterre en septembre 2013 puis à Aix–Marseille pour la partie éditoriale. L’ouvrage assemble ici des propositions autour d’une question posée au théâtre et aux auteurs : le théâtre pense, certes, mais quoi, comment et où ?

Introduction – 
par Emmanuel Cohen et Laure Couillaud

« Le théâtre pense, certes. Mais quoi ? Comment ? Et où ? » Cette proposition lancée comme axe de réflexion au sein du groupe de recherche Déclic-Écrit (Discours et Écrits de Cinéma : Littérature, Interprétation, Critique – Évaluation de la CRItique Théâtrale) a donné lieu à des Rencontres Internationales du même titre qui se sont tenu les 26 et 27 septembre 2013 à la Maison de la Culture d’Amiens et à l’Université de Paris-Ouest Nanterre La Défense. Les intervenants ont été invités à reprendre leurs interventions à partir des discussions suscitées lors des rencontres et à proposer un texte, ici tous rassemblés. 


« Le théâtre pense, certes. Mais quoi ? Comment ? Et où ? » est un titre en deux temps. Construit sur une affirmation, il est aussitôt élargi par l’ajout d’un chantier interrogatif qui corrige, questionne ou retourne l’évidence premièrement formulée. Le théâtre habite notre pensée, la provoque, nous fait réagir. Mais comment dire ou saisir ce qui nous parvient du théâtre ? Art d’écriture et d’incorporation, le théâtre fabrique du vivant et impose des intentionnalités. Qu’est-ce que le terrain théâtral révèle de la pensée, et à travers quels outils, images ou actions ? Est-il possible d’affirmer le théâtre comme sujet pensant, sans dépasser sa réalité, sans fantasmer son nom, son rôle, son pouvoir ? L’universalité un peu provocatrice du titre nous incitait à chercher la confrontation autant que possible. Dans ces perspectives ouvertes, la philosophie ne paraissait plus suffisante pour embrasser le théâtre. Les articles réunis ici sont autant d’approches singulières, à partir du théâtre même, qui interprètent la proposition contenue dans le titre.

Si l’affirmation « le théâtre pense » existe, son origine intrigue : sans l’analyse de la parole qui l’énonce et adresse, cette affirmation est sans fondement. Les articles « Le Théâtre pensant » et « Mais qu’est-ce à dire ? » proposent deux lectures croisées de la thèse d’Alain Badiou, « le théâtre pense ». Si la proposition du titre remet en jeu l’évidence que le théâtre pense, c’est que nous avions le sentiment que cette affirmation ne peut tenir seule, qu’elle ne nous dit pas assez, qu’il lui manque quelque chose pour qu’un questionnement aie lieu.

Nous avons voulu mettre l’évidence de cet énoncé à l’épreuve d’une pragmatique du terrain : français mais pas seulement, actuel mais pas uniquement. Certains articles ont pour objet les théâtres brésilien (« Débordements théâtraux », « La Scène oxymorique au Brésil du XVIe »), espagnol (« EL Conde de Torrefiel »), polonais (« Pensées du théâtre de Warlikowski »), allemand (« Heiner Müller : Terrorisme d’après Laclos. Attaquer l’Histoire ») et français (« Le Théâtre, cette langue de terre », « Claude Régy, une pensée de la voix sur scène »). Ils ouvrent des perspectives aussi bien sur ce que pense le théâtre, que sur la façon dont il met en œuvre et en forme cette pensée.

Le théâtre est toujours aussi le théâtre de... la création de... caractérisé par l’apport théorique de... la critique de... Il n’existe pas sans un lien d’appartenance à une pensée individuelle. Ce sont à travers ces subjectivités que ces articles questionnent ce que pense le théâtre, ou ce qu’on attend de lui qu’il pense. Castellucci, Régy, Gertrude Stein, Warlikowski, Pommerat sont parmi les auteurs dramatiques et metteurs en scène qui ont retenu notre attention. Pour embrasser la question dans son ensemble, la nécessité d’ouvrir les coulisses du théâtre et d’aller voir dans les coins -plus ou moins aveugles de celui-ci s’est imposée. Car d’autres expériences lui sont irréductibles : celle des spectateurs (« Percevoir »), des acteurs et artistes (« Maintenant, c’est maintenant que je parle »). Elles questionnent aussi comment le théâtre se produit, par la voix (« La Scène de la voix), par ses objets (« Tribulations philosophiques d’un ballon de basket ») et circule (« Percevoir », « La Scène oxymorique », « Le Spectateur comme supposition »).

On pourra alors relire les articles selon une autre perspective peut-être moins catégorique que celle selon laquelle nous les avons introduits. Le domaine du théâtre est autant le domaine d’une expérience (un espace individuel et ses signes), d’une somme d’expériences, mais aussi d’une expérience en commun sinon commune. Ces articles, à leur manière, révèlent certains aspects de cette collectivité : les institutions et leurs discours, les spectateurs et leurs attentes, les professionnels du théâtre et leurs désirs.

Ce numéro témoigne de ces rapports. La lecture de l’ensemble révèle peut-être encore ceci : le théâtre est dialogues – des dialogues – il n’existe pas sans rapport entre-deux (mondes, regards, réalités). Le théâtre agit dans le domaine de la pensée, mais il en transforme les frontières.

Enfin, nous remercions les membres du groupe de recherche Déclic-Écrit avec lesquels nous nous sommes réunis de 2011 à 2013, et avec qui nous avons eu l’occasion d’affiner ce projet. Sans ces nombreux chercheurs, leurs conseils et leur soutien, ce projet n’aurait pas eu la même dimension, réunissant des chercheurs venus de pas moins de trois continents, ni la même ouverture intellectuelle, évidemment. Nous tenons à remercier tout particulièrement les intervenants pour leur participation active dans ce projet, aussi bien lors des Rencontres Internationales que pendant la réalisation de ce numéro. Nous remercions également l’université de Picardie – Jules Verne, la Maison de la Culture d’Amiens, l’université Paris Ouest Nanterre La Défense pour leur soutien financier et logistique, ainsi que l’université Aix-Marseille et les Presses Universitaires de Provence pour la présente publication. Enfin, nous tenons à remercier Christophe Bident et Yannick Butel de nous avoir permis de publier ces actes, et ainsi de pouvoir prolonger et communiquer plus largement ces recherches.

 

— Bernard Baas : La scène de la voix
— Chloé Larmet Claude Régy : une pensée de la voix sur scène 
— Andrew Bielski : Sur le théâtre pensant : Alain Badiou et la scène soustractive 
— Diane Scott : Mais qu’est-ce à dire ? 
— José Da Costa : Débordements théâtraux : la pensée artistique du commun et du réel dans une expérience du théâtre brésilien actuel 
— Cristina Vinuesa : El Conde de Torrefiel ou les conséquences du fascisme 
— Laure Couillaud : Terrorisme d’après Laclos, attaquer la réalité 
— Arnaud Maïsetti :Pensées du théâtre de Krzysztof Warlikowski 
— Claudine Hunault : L’innocence et le plateau 
— André Gardel : Scène oxymorique au Brésil du XVIe siècle : 
 anthropophagie, perspectivisme et modalisation 
— Jérémie Majorel : Inferno de Castellucci : tribulations d’un ballon de basket 
— Christophe Bident et Christophe Triau : Grüber et Les Bacchantes : l’affolement de la pensée 
— Yannick Butel : De la langue amère, à la langue de terre 
— Emmanuel Cohen : De l’expérience du spectateur à l’écriture dramatique : Gertrude Stein, élève (ennuyée) de William James 
— Jade Herbulot : Qu’attend-on, au juste, du spectateur ? 
 Le spectateur comme supposition pour les metteurs en scène

Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Christophe Bident
Emmanuel Cohen
Laure Couillaud
Année : 
2 015
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

Essai sur la présence au théâtre. L'effet de cerne.

Auteur(s): 
Yannick Butel

Comment cerner la présence ? Comment parler ou traduire cette sensation éprouvée par le spectateur ? A partir du travail théâtral de Claude Régy et de Jean-François Peyret, cet essai propose d'analyser le rapport que la mise en scène entretient au mouvement, à la voix, à la vitesse et au quotidien. Il s'ouvre sur l'examen de la mimésis.

Année : 
2 000

Écriture contemporaine et dispositifs

Auteur(s): 
Yannick Butel
Louis Dieuzayde
Gilles Suzanne
Auteur(s) hors LESA: 
Franck Bauchard
Julie Valéro
Muriel Plana
Angela Konrad
Christophe Bident
Laura Foy

Publication PUP | Revue Incertains Regards, Parution 1er trimestre 2011

Mutualiser les connaissances et les travaux des chercheurs où qu’ils se trouvent, et créer les conditions d’un dialogue avec tous les acteurs du spectacle vivant...C’est sans doute cette idée qui guida l’équipe de chercheurs en arts de la scène de l’université de Provence, quand ils songèrent à la pertinence d’une nouvelle revue de théâtre. Incertains regards participera ainsi à la réalisation de cette aventure, la poursuivra aussi, et autrement, après que Pierre Voltz, Ursula Meyer et Danielle Bré ont marqué de leurs empreintes l’action théâtrale, notamment à travers la présence du Théâtre Antoine Vitez à l’université de Provence.

En consacrant ce premier numéro à « Écriture contemporaine et dispositif », Incertains Regards entend également prendre part au débat théorique qui anime les arts de la scène, les pratiques contemporaines et leurs nouveaux enjeux. D’une certaine manière, l’occasion de ce premier numéro permet ainsi de revenir et de questionner une postmodernité qui n’en finit pas de nourrir l’espace esthétique et poétique, le jeu de l’acteur et la scénographie, le regard des spectateurs et de la critique... En s’appuyant sur un territoire régional, européen et méditerranéen, chaque numéro rendra ainsi compte d’une pluralité de formes et d’expériences qui contribue à la constitution d’une communauté ; qui entretient également une diversité qui est le reflet d’une création sans cesse en quête de liberté.

De la contribution de Muriel Plana consacrée à « Puissance politique du dispositif dans Maladie ou Femmes modernes d’Elfriede Jelinek », à celle de Christophe Bident « Paysages de plus pour hommes de moins » ; de l’article d’Angela Konrad « Le montage scénique de Paysage sous surveillance ou l’affirmation du théâtre comme hétérotopie » pendant d’une mise en scène qui se tint au Théâtre des Bernardines à Marseille, à celui de Gilles Suzanne « Vous avez dit élémentaire... Agencement poétique et dispositif d’écriture : à propos de la poésie de Julien Blaine » ; du travail de lecture de Laura Foy « Poétique du numérique » à propos d’un essai publié aux éditions de l’Entretemps installées à Montpellier, à l’étude de Franck Bauchard lié à son travail de recherche à la Chartreuse Villeneuve-Lez-Avignon « Du Texte au Théâtre, De la culture de l’imprimé aux environnements numériques », de l’analyse de Julie Valéro à propos du « Tournant de la cabane (Walden), dispositif et installations dans les mises en scène de Jean-François Peyret » familier de l’ERAC, à celle de Yannick Butel qui revient sur l’une des mises en scène de la 64e édition du festival d’Avignon « Papperlapapp de Christophe Marthaler, un dispositif pour les papilles » ou du travail dramaturgique de Louis Dieuzayde « Une nuit arabe : une spectrographie critique du sujet contemporain (Essai dramaturgique) » consacré à Roland Schimmelpfennig... Chaque étude, ici, se saisit d’un motif scénique du paysage contemporain où l’écriture, celle du plateau ou du livre, libère une complexité qui exige d’être interrogée, sondée, et parfois... éclairée.

Et d’ajouter dès lors qu’Incertains Regards : le titre, vaut moins pour l’aveu d’une fragilité que pour le signe d’une conscience scientifique qui mesure qu’en matière de connaissance, la pertinence de la recherche, cet espace d’incertitude, s’établit autant sur la validité des réponses que sur la pertinence des questions.

Enfin, alors que les pratiques théâtrales ont souvent été un enjeu de société, Incertains Regards a souhaité renouer avec une pratique encore trop souvent marginale, et jusqu’à maintenant jamais tenté au sein de l’Alma mater. Chaque numéro sera ainsi accompagné de l’enregistrement d’une pièce audiophonique, réalisé dans le cadre d’un atelier étudiant de la section arts de la scène, à l’université de Provence. Ce travail, après que les éditions de l’Arche ont soutenu cette initiative, a principalement pour visée de permettre au public mal voyant d’avoir accès à des créations et un répertoire contemporains.

Ici sans doute se rejoignent et s’articulent la recherche et le quotidien dont Incertains Regards sera l’expression.

YB

Contributeurs et titres des contributions

  • Louis Dieuzayde, Maître de conférences en études théâtrales à l’université de Provence. « Une nuit arabe : une spectrographie critique du sujet contemporain (Essai dramaturgique) ».
  • Franck Bauchard, Directeur du Centre National des écritures du spectacle de la Chartreuse Villeneuve les Avignons, « Du Texte au Théâtre, De la culture de l’imprimé aux environnements numériques ».
  • Julie Valéro, Docteur en Etudes Théâtrales, Chargé de cours à l’IET de la Sorbonne Paris III, « Le Tournant de la cabane (Walden) : du dispositif et de l’installation chez Jean-François Peyret ».
  • Muriel Plana, Maître de conférences en études théâtrales à l’université de Toulouse, « Puissance politique du dispositif dans Maladie ou Femmes modernes d’Elfriede Jelinek ».
  • Angela Konrad, Maître de conférences en études théâtrales à l’université de Provence, « Le montage scénique de Paysage sous surveillance ou l’affirmation du théâtre comme hétérotopie »
  • Christophe Bident, Professeur d’études théâtrales à l’université d’Amiens, « Paysages de plus pour hommes de moins ».
  • Gilles Suzanne, Maître de conférences en sociologie de l’art à l’université de Provence, « Vous avez dit élémentaire… Agencement poétique et dispositif d’écriture : à propos de la poésie de Julien Blaine ».
  • Yannick Butel, Professeur d’Esthétique et d’études théâtrales à l’université de Provence, « Papperlapp de Christophe Marthaler, un dispositif pour les papilles ».
  • Laura Foy, Doctorante à l’université de Provence, « Pratique et pensée des NTIC : pour un renouveau opérationnel du concept de poétique ».

Pièce Radiophonique.

La revue propose un enregistrement audiophonique et entend ainsi participer à la construction des bibliothèques sonores. Les éditions de l'Arche ont accepté de participer à cet enjeu et ont donné leur accord pour l'enregistrement de : Roland Schimmelpfennig, La Nuit arabe, L’Arche, 2002. Les voix des étudiants de licence 3 de la section « arts de la scène » de l’Université de Provence, : Fabien, Hintenoch, Iris Julienne, Nicolas Rochette, Florian Onnein, Léa Stemmel.

  • Mise en scène et dramaturgie Louis Dieuzayde, Maître de conférence en esthétique théâtrale, université de Provence.
  • Assistanat à la mise en scène Lucile Perrin, étudiante de la section "arts de la scène" (Master professionnel 2) de l'université de Provence.
  • Créateurs sonores Jean-Noël Beyssier Benjamin Duprat
  • Avec le soutien de l'UFR LACS, des Presses Universitaires de Provence et du Théâtre Antoine Vitez
  • Remerciements aux éditions de l'Arche, à Henriette Stoffel, Nicole Mandino, à l'équipe du Théâtre Antoine Vitez et à Jean-Luc Hervé ainsi qu'aux étudiants de l'atelier 21 de l'année 2009-2010.
Directeur(s) de l'ouvrage: 
Yannick Butel
Louis Dieuzayde
Année : 
2 011
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

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