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Acte

"Instant idéel et instantanéité dans l'acte instrumental. Réflexion praxéologique"

Lorsqu’il n’est pas synonyme de moment, l’instant, monade (brunienne) abstraite du temps, peut se préciser par des acceptions distinctes : une amorce d’une durée indéterminée d’un moment musical, une rupture mettant en évidence une discontinuité du discours, ou encore un espace temporel caractérisé par un statisme, un figement du temps musical, lui-même relatif à une mise en suspension du temps ordinaire (du point de vue de la perception). Néanmoins, dans l’aspect pratique, la notion d’instant reste chimérique, ne représentant qu’une idée et apparaissant n’exister que dans celle-ci. Ainsi, afin de rapporter le concept d’instant à l’acte instrumental et dans la perspective d’un regard sur l’interaction instrument/exécutant, cet article propose, à la suite d’une approche typologique de l’instant idéel, de se focaliser sur l’instantanéité et son appréhension.

Année : 
2 013

"Acte instrumental et encodage : une approche idiomatique"

Dans la perspective d’une réflexion sur l’acte instrumental, le processus d’interaction entre un exécutant et son instrument peut s’avérer potentiellement généré par un procédé d’encodage relatif au son, au geste, à la touche de l’instrument, etc. En assimilant le concept de code à celui d’idiome, on se heurte à un questionnement sur la nécessité idiomatique d’une activité instrumentale, voire sur une implication inéluctable d’une telle approche. Ainsi, un rapport idiomatique demeure-t-il fondamental (implicitement ou explicitement) quant à l’acte instrumental ? Une improvisation dite « non-idiomatique » implique-t-elle, malgré tout, une interaction par encodage intrinsèque ?

Année : 
2 012

Ontologies de la création en musique. De l'acte en musique (vol.1)

Auteur(s) hors LESA: 
Bernard Vecchione, Mathias Rousselot, Sylvain Brétéché, Claude-Chantal Hess, Emanuel Vidal, Simon Sieger, Gabriel Manzanèque

Ce premier volume des Ontologies de la création en musique tente d’isoler quelques modes d’existence de l’acte en musique, sans prétention à l’exhaustivité. Envisagée tour à tour comme un acte politique, un acte compositionnel, un acte ou une action improvisée, une action physique sur l’instrument, la musique nous révèle l’une de ses plus précieuses facettes : elle est, en empruntant les mots à Bergson, un art qui permet d’agir en homme de pensée et de penser en homme d'action. Dans cet ouvrage collectif, l’acte sera ausculté par divers regards (sociologique, psychologique, philosophique, esthétique) en privilégiant, sans qu’elles soient cependant exclusives, les méthodologies d’obédience phénoménologique. Les terrains d’études ici explorés sont larges et variés, à l’image de la réalité musicale et artistique actuelle, avec une affection toute particulière pour les musiques de traverse : musiques actuelles et contemporaines, jazz, musiques improvisées, musiques électroacoustiques, musiques mixtes, musiques du son tout autant que du geste.

SOMMAIRE

Bernard VECCHIONE : Le musical sans ambages. Apostille sur l’entreprise musicologique

Christine ESCLAPEZ : Introduction.

ACTE 1 – Mathias ROUSSELOT : L’activité musicale : l’instinct, l’habitude et la volonté dans la création musicale

ACTE 2 – Sylvain BRÉTÉCHÉ : Des actes et des corps : pour une corporéisation des actes musicaux

ACTE 3 – Emanuel VIDAL : L’acte politique à l’intérieur/extérieur de l’acte artistique : réflexions autour de la politique et de la musique d’Helmut Lachenmann.

ACTE 4 – Claude-Chantal HESS : Humour et ironie comme outil compositionnel : l’exemple de John Zorn

ACTE 5 – Julia SUERO : De l’acte par l’action musicale chez Joëlle Léandre

ACTE 6 – Simon SIEGER : La responsabilité du musicien improvisant

ACTE 7 – Gabriel MANZANEQUE : Acte instrumental et encodage : une approche Idiomatique

Année : 
2 012

Instant idéel et instantanéité dans l'acte instrumental. Réflexion praxéologique

Lorsqu’il n’est pas synonyme de moment, l’instant, monade (brunienne) abstraite du temps, peut se préciser par des acceptions distinctes : une amorce d’une durée indéterminée d’un moment musical, une rupture mettant en évidence une discontinuité du discours, ou encore un espace temporel caractérisé par un statisme, un figement du temps musical, lui-même relatif à une mise en suspension du temps ordinaire (du point de vue de la perception). Néanmoins, dans l’aspect pratique, la notion d’instant reste chimérique, ne représentant qu’une idée et apparaissant n’exister que dans celle-ci.

Acte instrumental et encodage : une approche idiomatique

Dans la perspective d’une réflexion sur l’acte instrumental, le processus d’interaction entre un exécutant et son instrument peut s’avérer potentiellement généré par un procédé d’encodage relatif au son, au geste, à la touche de l’instrument, etc. En assimilant le concept de code à celui d’idiome, on se heurte à un questionnement sur la nécessité idiomatique d’une activité instrumentale, voire sur une implication inéluctable d’une telle approche. Ainsi, un rapport idiomatique demeure-t-il fondamental (implicitement ou explicitement) quant à l’acte instrumental ?

L'activité musicale : l'instinct, l'habitude et la volonté dans la création musicale

Choisir entre l’action (actio) et l’acte (actum), en musicologie et ail-leurs, c’est en principe s’affilier à une famille épistémologique, prendre position ou en exclure une autre adhérer à un parti, avoir une opinion. C’est opter pour le point de vue du spectateur ou du témoin dans le premier cas, assister à l’action « en train de se réaliser », suivre son cours en étant attentif à son flot, contempler son devenir, être absorbé par son fil. L’observateur vit la progression et les rebondissements de l’action au plus près.

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