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installation

Huang Yongping – Bâton Serpent III : Spur Track to the Left

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Huang Yongping, Hou Hanru, Pi Li, Nathalie Heinich

Exposition rétrospective, Shanghaï, Power Station of Art, 18 mars-19 juin 2016

[chin./angl.]

« The animal kingdom has been omnipresent in Huang Yongping’s protean and multi-cultural corpus as a means of reflecting otherness. Laced with sarcasm while being secretely nostalgic, the installations of the Chinese artist, who works in France, refer metaphorically to misunderstandings, tensions, and other conflicts that mark the age-old relationships between the East and the West. The works of Huang forgo tainted exoticism as an indulgently crossbred form ; the insects, reptiles and other unloved creatures testify in contrast to a diverse and incomprehensible kingdom. This is because, while the animal world nourishes the imagination of human society everywhere, nothing allows it to acquire the value of a common cultural denominator. »

                                                                                                                                                                                                                             Fabien Faure

Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Hou Hanru
Année : 
2 016

Pilar Albarracin – Fabulations

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Jackie - Ruth Meyer, Elena Sacchetti

Catalogue d'exposition, Albi, Centre d'art "Le LAIT", 4 juin-31 oct. 2010.

Édition trilingue, français / espagnol / anglais.

« Dans l’œuvre de Pilar Albarracín, le corps animal n’est aucunement un en deçà de l’humanité ni, a fortiori, une figure de la déchéance. Ce n’est pas davantage une image de l’altérité radicale ni le vestige d’un paradis perdu. Par-delà la surprise et, peut-être, le malaise que peut susciter le geste transgressif qui, naturalisant un animal domestique, fait d’une authentique dépouille une véritable sculpture, l’œuvre de l’artiste offre un lieu où les savoirs, les pratiques, les croyances et les symboles peuvent se déployer et s’éprouver. Ce déploiement, c’est précisément celui qui, anthropologiquement, fonde notre rapport au monde, réactivant des temporalités plus ou moins lointaines, et sollicitant des êtres étonnamment complexes parce qu’entremêlés d’épaisseur palpable, d’images et de sens. Il en résulte un réalisme inclassable, agissant comme par effraction, que l’on peut indifféremment dire sans âge et résolument contemporain ; un réalisme dont la puissance de conviction tient aux fictions incarnées qu’il engendre. Ce réalisme de contamination taxiconique vient nous rappeler que, pour les anthropoï que nous sommes, le détour par l’animalité et ses miroirs est l’un des gestes les plus hautement cultivés dont nous soyons capables. "Chaque fois qu’on regarde un animal avec attention, écrit Elias Canetti, on a le sentiment qu’un homme y est caché et qu’il se paie notre tête" ». Fabien Faure

Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Jackie - Ruth Meyer
Année : 
2 010
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

Sarkis. Les pôles des aimants

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Aurélie Voltz

Catalogue d'exposition, Montbéliard, Musée du château des ducs de Wurtemberg, 6 juin 2014-4 janv. 2015.

« Dans le Panthéon, il y a quelques dizaines de morts panthéonisés, et partout ailleurs ce sont des millions de morts dont on ne sait rien. Ces noms célèbres, je vais leur faire rencontrer des visages anonymes.» Sarkis 

« Attestant la résistance de l’artiste à l’endroit des hiérarchies et des vénérations obligées, la rencontre qu’incarne la grande installation – intitulée Les pôles des aimants – découle d’une double invitation : invité à Montbéliard, Sarkis invite à son tour d’illustres paraphes à se mêler à un long défilé d’images sans nom, qu’on a pourtant souhaité conserver à l’abri d’un musée. Aux liens d’extériorité projective entretenus avec quelques figures surplombant l’Histoire, Les pôles des aimants substituent le sentiment d’une commune appartenance. Une fraternité provisoire naît de la dissemblance, des objets sont rendus à leur usage commun et des airs qu’on croyait oubliés résonnent dans un espace partagé : “Rien de ce qui eut jamais lieu n’est perdu pour l’Histoire”, confirme Walter Benjamin. »

• Aurélie Voltz, « Ceux qui reviennent », pp. 8-17.

• Fabien Faure, « Le cortège et le cénacle (proximités de Sarkis) », pp. 53-67.

Année : 
2 014
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

"TOUCHING TO SEE"

In : 
Revue OCTOBER # 114
Auteur(s): 
Jean Arnaud

Traduction en américain par Molly Stevens de l'article « Toucher pour voir - Contact et durée dans les œuvres photographiques de Michael Snow » (PUP, Université Aix-Marseille 1, Sylvie Coëllier, dir., 2005).
Résumé en français:
Le contact visuel avec une photographie s’accompagne de l’épreuve tactile de son support, et Michael Snow interroge sans cesse les relations entre les choses et leur représentation. Dans la plupart de ses œuvres, il affirme la matérialité de l’image en installant celle-ci dans l'espace de la sculpture, et sa démarche consiste globalement à réfléchir sur les modalités de sa réception par le spectateur, en fonction des médiums et des subjectiles utilisés. Il cherche à mettre en évidence les transformations qui interviennent entre le sujet et sa représentation. Bien qu'il “travaille dans chaque médium avec une certaine "pureté", une certaine intégrité”, Snow exploite l’entre-images par la transparence sur des supports variés. Usant de subterfuges, il n’exploite pas seulement la dimension haptique de la vision, car ses œuvres se situent dans un entre-deux du regard et du toucher. Ce double contact est fondé sur la transparence d'écrans, sur une conception sédimentaire de la durée et sur divers processus de superpositions. Par ce type de procédures, Snow établit le contact avec le spectateur selon un schéma croisé :
Je vois
la photographie
touche le référent

Année : 
2 005

"TOUCHING TO SEE" - Aut. Jean Arnaud, trad. Molly Stevens

Traduction en américain par Molly Stevens de l'article « Toucher pour voir - Contact et durée dans les œuvres photographiques de Michael Snow » (PUP, Université Aix-Marseille 1, Sylvie Coëllier, dir., 2005).
Résumé en français:

"TOUCHER POUR VOIR - Contact et durée dans les œuvres de Michael Snow"

In : 
Histoire et esthétique du contact dans l'art contemporain
Auteur(s): 
Jean Arnaud

Résumé « Toucher pour voir - Contact et durée dans les œuvres photographiques de Michael Snow » :
Le contact visuel avec une photographie s’accompagne de l’épreuve tactile de son support, et Michael Snow interroge sans cesse les relations entre les choses et leur représentation. Dans la plupart de ses œuvres, il affirme la matérialité de l’image en installant celle-ci dans l'espace de la sculpture, et sa démarche consiste globalement à réfléchir sur les modalités de sa réception par le spectateur, en fonction des médiums et des subjectiles utilisés. Il cherche à mettre en évidence les transformations qui interviennent entre le sujet et sa représentation. Bien qu'il “travaille dans chaque médium avec une certaine "pureté", une certaine intégrité”, Snow exploite l’entre-images par la transparence sur des supports variés. Usant de subterfuges, il n’exploite pas seulement la dimension haptique de la vision, car ses œuvres se situent dans un entre-deux du regard et du toucher. Ce double contact est fondé sur la transparence d'écrans, sur une conception sédimentaire de la durée et sur divers processus de superpositions. Par ce type de procédures, Snow établit le contact avec le spectateur selon un schéma croisé :
Je vois
la photographie
touche le référent

Directeur(s) de l'ouvrage: 
Sylvie Coëllier
Année : 
2 005

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