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Duchamp

Duchamp à la Bibliothèque Ste Genevieve

Auteur(s) hors LESA: 
Peyre Yves

À partir de novembre 1913 et jusqu’à son départ pour New York en juin 1915, Marcel Duchamp a consacré beaucoup de temps à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, d’abord en y occupant un emploi de bibliothécaire puis en s’y adonnant à la découverte des traités d’Albrecht Dürer, de Léonard de Vinci, de Niceron, d’Abraham Bosse ou de Jean Du Breuil. Il y a lu Sextus Empiricus, Henri Poincaré ou Esprit-Pascal Jouffret, consulté les dessins de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, se passionnant pour les avancées scientifiques récentes, le concept de quatrième dimension et la géométrie non-euclidienne, sans se départir de son humour, de son scepticisme et de son ironie, en parfaite complicité avec Alfred Jarry, Raymond Roussel ou Gaston de Pawlowski. Les notes de la Boîte de 1914, de la Boîte verte et de la Boîte blanche (À l’infinitif), le Grand Verre ou Étant donnés porteront la trace de ses investigations et de son immense curiosité. Duchamp lecteur à la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Références et irrévérences, accompagné d’un texte rédigé par l’actuel directeur de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, entend ainsi donner un aperçu nouveau du processus de création selon Marcel Duchamp, en révélant l’une des sources les plus fécondes de son œuvre.

 

Année : 
2 014
Mots clefs: 
Axe de recherche: 
ICAR - Interactions : Création, Action et Recherche

Brancusi & Duchamp, les hommes-plans / sur les Colonnes sans fin et inframince

Auteur(s) hors LESA: 
Pierre Baumann

Ce texte revient sur la proximité voilée de deux oeuvres et la longue amitié de leurs auteurs, Constantin Brancusi et Marcel Duchamp. Pour en tirer l'épreuve, il regroupe deux écrits quasi autonomes, que le lecteur pourra disposer en vis-à-vis ou superposer dans l'ordre qu'il choisira. L'un s'appuie sur une chronologie précise de la forme des Colonnes sans fin de Constantin Brancusi et l'autre est une tentative de redéfinition des inframinces, à l'appui des références nombreuses que Marcel Duchamp fit aux mathématiciens et aux physiciens. Ce texte est un essai, parce qu'il s'agit d'une mise en condition de la répétition à l'épreuve de l'expérience, convaincu de l'impossible épuisement du sujet, dont «le dessein, comme l'écrivait Valery, est de préciser quelques idées», un essai dont on espère toujours quelques transformations. Ce texte est aussi un traité parce que son ambition est bien d'exposer ces extensions de la répétition de manière didactique et systématique, autant que faire se peut, sans compromission pour la précision, mais toujours conscient des renversements possibles du genre vers le facétieux, et disposé à renouer avec l'expression littéraire à la lisière du scientifique et de l'artistique de nos traités anciens de géométrie ou d'«Underweysung der messung» («manière de mesurer»).

Année : 
2 008

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