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plasticité

Arnaud Vasseux

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Cédric Loire, Mathieu Provençal, Arnaud Vasseux

Monographie. Édition bilingue, français / anglais.

• Cédric Loire, « Notes préliminaires à un inventaire des plâtres », pp. 10-29.

• Fabien Faure, « La sculpture dans le cours des choses », pp. 52-87.

• Mathieu Provansal, « Entre plectre et belvédère », pp. 100-114.

• Arnaud Vasseux,  « Geste et intention », pp. 126-132.

Approcher l’œuvre d’Arnaud Vasseux à partir de ses sculptures de grandes dimensions, en plâtre non armé, qu’il désigne, depuis 2005, du terme générique de Cassables, c’est se confronter à l'aspect le plus singulier de son travail, puisqu’il s’agit de se résoudre d’emblée à n’évoquer que des œuvres disparues.

« Avec esprit de suite, Arnaud Vasseux renouvelle les enjeux d’une certaine histoire de la sculpture : celle qui, de Rodin et Brancusi à Toni Grand et au post-minimalisme d’Eva Hesse, de Bruce Nauman et de Richard Serra, nous entretient de ce que nous pouvons produire, construire, éprouver et partager, ici. Car maintenir des polarités et des puissances d’engendrement telles que matière et durée, forme et formation, contact et espacement, revient en définitive à ancrer inlassablement la sculpture dans des espaces substantiels où la plasticité se fait lieu. Pour l'artiste, il ne saurait donc être question de mettre en scène quelque « miracle » du matériau ; en revanche, et c’est très différent, Vasseux nous rappelle à cet étonnement foncier devant ce qui est, et par rapport à quoi nous pouvons esquisser librement le mouvement d’une rencontre. La sculpture permet cela. »    Fabien Faure

Année : 
2 011

La plasticité du vide : espace scénique, espace poétique

Auteur(s): 
Yannick Butel
Louis Dieuzayde
Gilles Suzanne
Arnaud Maïsetti
Anyssa Kapelusz
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Marie Vayssière
Isabelle Alzieu
Magali Lochon
Florence Baillet
Joseph Danan

Publication PUP | Revue Incertains Regards, Parution 4e trimestre 2014

Observant rigoureusement la ligne éditoriale et scientifique qui gouverne à l’édition de chaque numéro de la revue Incertains Regards, il fallait à l’occasion de « La Plasticité du vide » – thème du numéro 4 de notre publication – trouver à nouveau les auteurs de différents champs disciplinaires à même d’écrire et de penser cet enjeu scénographique, poétique et esthétique, commun aux pratiques artistiques et à leurs manifestations.

Scénographe exerçant dans le milieu professionnel, historiens de l’art contemporain, metteurs en scène et universitaires… ont répondu à l’invitation et nous les remercions pour leurs contributions. Au prétexte de s’aventurer dans l’espace pictural et celui des installations, d’arpenter les pratiques architecturales, d’observer le mouvement chorégraphique et les théâtralités contemporaines ou encore de revenir sur les espaces poétiques et théoriques, ce nouveau numéro d’Incertains Regards contribue au dialogue entre les arts, les met en discussion, en souligne la contiguïté théorique au point que parfois la référence épistémologique, comme l’expérience artistique, sont partageables et permettent de problématiser les pensées disciplinaires.

C’est le cas de la contribution majeure d’Isabelle Alzieu qui, historienne de l’art contemporain, livre ici à travers le dossier central une pensée indépendante et nourrissante pour les pratiques artistiques d’où qu’elles soient. Travail précis, documenté, riche en exemples pris à différentes pratiques, liant Japon et méditerranée… Le soulignement du vide comme « espace intermédiaire » et sa mise en rapport au Maissu de la pensée orientale est des plus productifs.

À cette contribution fait écho celle d’Arnaud Maïsetti qui croise différentes lectures poétiques et théoriques au détour desquelles la plasticité du vide et le concept de « vide » sont synthétisés et livrent passage à un « plastiquage » du vide et les idées convenues qui le concernent.

Au vrai, entre ces contributions, à la marge des témoignages sincères et analytiques que sont ceux de Magali Lochon – qui revient sur son expérience professionnelle et le rapport qu’elle entretient à l’égard de la scénographie – et de Marie Vayssière qui rend hommage au groupe qui s’est retrouvé, avec elle, autour de la conduite de l’atelier consacré à Fernando Pessoa et à son Livre de l’intranquillité ; chacun des articles est une contribution singulière au thème de ce numéro.

Florence Baillet propose ainsi de regarder la Medea de Thalheimer comme relevant d’une « appréhension performative de l’espace », au point qu’elle renouvellerait notre rapport à l’Antiquité grecque. Gilles Suzanne, dans un compte à rebours qui fonde sa méthodologie, au prétexte d’une chorégraphie de Ziya Azazi, mêle réflexion théorique et conceptuelle qui lui permet de tisser les liens entre tradition et modernité dans l’espace méditerranée, portant la plasticité du vide à être la matrice d’un imprévisible, voire d’un indiscernable que son étude minutieuse conduit sur un seuil de visibilité. Porté à regarder les acteurs ou les figures chez Pesenti, Louis Dieuzayde revient sur le face à face spectateur-acteur, et cette altérité qui, dans l’instant du théâtre, dévoile, via la plasticité du vide, une dialectique de l’absence et de la présence. Et c’est encore cette dialectique de la présence et de l’absence qui est commentée par Fabien Faure alors qu’il se consacre à l’étude de quelques-unes de œuvres de Richard Nonas, en Provence, qui le conduisent à rappeler que le vide est un habité comme un imprévisible. Plasticité du vide inhérente à l’œuvre ou sentiment éprouvé par le spectateur, Anayssa Kapelusz, s’intéressant à Vifs, un musée de la personne – installation vidéographique et événement théâtral – s’inquiète du vide comme « écarts ». Du vide comme résultat de la tension et de la friction de formes distinctes convoquées dans l’instant de leur manifestation et de leur représentation.

Enfin, et c’est assez rare pour le souligner, Incertains Regards se ponctue par deux articles qui se répondent immédiatement au prétexte de penser, peut-être, le « vide critique ». Un débat, entre Joseph Danan et Yannick Butel. Discussions entre deux collègues, plus que querelle avignonnaise ou conflit... L’article de Joseph Danan « Spectateur en puissance » pointe implicitement les travers de la critique et l’article fait montre de théorisation du spectacle de Jérôme Bel Cour d’Honneur. Yannick Butel lui répond et ne pouvait qu’accepter ce dialogue dans Incertains Regards...

À « La plasticité du vide » du no 4 s’ajoutera prochainement un numéro consacré à « L’épaisseur ». Gageons que les numéros antérieurs n’en manquaient pas.

Yannick Butel

 

 

Directeur(s) de l'ouvrage: 
Yannick Butel
Année : 
2 014
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

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