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sculpture

Etienne-Martin, Mario Merz : des Demeures et des Igloos. Primitivisme et dimension anthropologique de la sculpture contemporaine

Auteur(s): 
Fabien Faure

Deux grands artistes de cette seconde moitié du 20ème siècle ont, l'un et l'autre, conduit durant plusieurs décennies un projet des plus singuliers. Brouillant les limites communément admises entre la sculpture et l'architecture, chacun d'eux s'est attaché à donner forme à la première et authentique maison : Etienne-Martin est l'auteur de vingt Demeures, Mario Merz d'une soixante d'Igloos. (…) Les Demeures et les Igloos sont en outre étroitement associés à la notion de "mythologie individuelle" rendue célèbre par Harald Szeemann. Pourtant les relations extraordinairement contrastées qu'entretiennent ces œuvres-lieux n'ont jamais été envisagées. Cet ouvrage, conçu comme un livre double, cheminant d'une "maison" à l'autre et, ce faisant, rencontrant les créations et les cultures les plus diverses, voudrait donc combler une lacune.

Année : 
2 000

Giuseppe Penone

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Franco Fanelli, Marco Meneguzzo, Didier Semin, Giorgio Verzotti

Catalogue des expositions Giuseppe Penone, Caraglio, Il Filatoio (10 juin-8 oct. 2006) ; Digne-les-Bains, Galerie du CAIRN-Centre d'art (18 juin-29 oct. 2006).

Édition bilingue, français / italien.

• Didier Semin, "La clessidra di Penone / Le sablier de Penone", pp. 79-88.

• Franco Fanelli, "L'ombra del bronzo / L'ombre du bronze", pp. 89-94.

• Marco Meneguzzo, "Propagazione dello sguardo / Propagation du regard", pp. 95-104.

• Fabien Faure, "Prese / Prises", pp. 105-122.

Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Andrea Busto
Année : 
2 006

Étienne-Martin

Auteur(s): 
Fabien Faure

Catalogue d'exposition, Centre d'art de Tanlay, 1er juin-30 sept. 2001.

« Etienne-Martin est l'auteur des Demeures. Plus exactement, il en est l'inventeur. Il ne les a pas simplement imaginées ; il les a véritablement découvertes. Vingt grandes sculptures, des dizaines d'études, de dessins et d'autres réalisations encore qui, tels l'Abécédaire, Le Secrétaire et L'Escalier, accompagnent les premières, reprennent et développent certains de leurs aspects à la manière d'un commentaire plastique, d'un discours second des formes à propos d'autres formes. Une bonne trentaine d'années de travail : bien plus qu'une série, c'est une œuvre dans l'œuvre, un cycle dirait-on s'il s'agissait de littérature ou de poésie. Les matériaux utilisés, les formes produites, les configurations et les espaces élaborés sont des plus divers. Demeures de dissemblance, donc... à première vue seulement, car celles-ci attestent la recréation obstinée d'un unique lieu. L'artiste y brouille les limites communément admises entre la sculpture et l'architecture. De surcroît, il alterne et confond délibérément les gestes et procédures de construction et ceux qui relèvent de l'excavation. "Je suis archéologique", confirme du reste l'inventeur de lieux. Quant à la Demeure inlassablement façonnée et retrouvée, reconstruite et repensée, elle est, intrinsèquement, cela même qui demeure »

• Fabien Faure, « La structure absolue » (pp. 8-18).

 

 

Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Jacques Py
Année : 
2 001

Arnaud Vasseux

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Cédric Loire, Mathieu Provençal, Arnaud Vasseux

Monographie. Édition bilingue, français / anglais.

• Cédric Loire, « Notes préliminaires à un inventaire des plâtres », pp. 10-29.

• Fabien Faure, « La sculpture dans le cours des choses », pp. 52-87.

• Mathieu Provansal, « Entre plectre et belvédère », pp. 100-114.

• Arnaud Vasseux,  « Geste et intention », pp. 126-132.

Approcher l’œuvre d’Arnaud Vasseux à partir de ses sculptures de grandes dimensions, en plâtre non armé, qu’il désigne, depuis 2005, du terme générique de Cassables, c’est se confronter à l'aspect le plus singulier de son travail, puisqu’il s’agit de se résoudre d’emblée à n’évoquer que des œuvres disparues.

« Avec esprit de suite, Arnaud Vasseux renouvelle les enjeux d’une certaine histoire de la sculpture : celle qui, de Rodin et Brancusi à Toni Grand et au post-minimalisme d’Eva Hesse, de Bruce Nauman et de Richard Serra, nous entretient de ce que nous pouvons produire, construire, éprouver et partager, ici. Car maintenir des polarités et des puissances d’engendrement telles que matière et durée, forme et formation, contact et espacement, revient en définitive à ancrer inlassablement la sculpture dans des espaces substantiels où la plasticité se fait lieu. Pour l'artiste, il ne saurait donc être question de mettre en scène quelque « miracle » du matériau ; en revanche, et c’est très différent, Vasseux nous rappelle à cet étonnement foncier devant ce qui est, et par rapport à quoi nous pouvons esquisser librement le mouvement d’une rencontre. La sculpture permet cela. »    Fabien Faure

Année : 
2 011

Étienne-Martin - Collections du Centre Pompidou / Musée national d'art moderne

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Jean-Paul Ameline
Sabrina Dubbeld
Doïna Lemny

Catalogue d'exposition, Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou, 23 juin-13 sept. 2010.

Identifié dès 1960 à ses Demeures, étranges sculptures-habitats conçues pour être visitées « en imagination » par le spectateur, célèbre pour être l'auteur du Manteau (1962), première sculpture en tissu de l'histoire de l'art moderne, Étienne-Martin (1913-1995) est pourtant resté longtemps une figure à part du monde de l'art parisien. Le sculpteur a été reconnu très tôt, à la fois comme un inventeur de formes hors pair, travaillant par prédilection le bois et le plâtre. C'est dans la matière de ses souvenirs d'enfance, liés à sa maison natale de Loriol, dans la Drôme, que l'artiste reconnaîtra lui-même avoir construit son œuvre.Fasciné par l'œuvre et le personnage, Harald Szeemann fera de lui l'un des artistes clés de la section « Mythologies individuelles » qu'il met en scène à la Documenta V de Kassel, en 1972.

• Jean-Paul Ameline, « Étienne-Martin dans le champ élargi de la sculpture », pp. 8-15.

• Fabien Faure, « "…ce creux habité dans le passé." Le mythe d'origine des Demeures », pp. 16-23.

• Sabrina Dubbeld, « Étienne-Martin, quand la sculpture rejoint l'architecture », pp. 24-30

• L'atelier d'Étienne-Martin de 1934 à 2009 (photographies), pp. 31-55.

• Doïna Lemny, Biographie, pp. 56-67.

• Catalogue des œuvres. Notices de Jean-Paul Ameline, Sabrina Dubbeld et Fabien Faure, pp. 69-127.

 

 

Année : 
2 010

Hubert Duprat – Massive centrale

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Patrick Javault
Simone Menegoi
Jeff Rian

Catalogue d'exposition. Édition bilingue, français / anglais.

L'œuvre de Hubert Duprat est immergée dans le sensible et hantée par la question du voir. Attentif aux qualités insoupçonnées de la matière, guidé par un scepticisme salutaire à l'égard des catégories instituées, l'artiste élabore des constructions et des lieux qui donnent corps à l'expérience du monde.

Ce livre rend compte de l'exposition réalisée durant l'été 2008 au Centre international d'art et du paysage de l'île de Vassivière, et prolongée en 2009 au Fonds régional d'art contemporain du Languedoc-Roussillon. Intitulé Massive centrale, ce projet inter-institutionnel a permis la création de sept sculptures et deux installations monumentales, réalisées à partir de minéraux cristallins (calcite optique, pyrite, mica, hématite) et d'autres matériaux (plâtre, pâte à modeler, matière plastique, laiton, plomb). Le lecteur trouvera ici quatre contributions inédites, qui interrogent l'œuvre singulière de Hubert Duprat, mettant au jour certains enjeux historiques, critiques, philosophiques et littéraires qui la caractérisent.

• Simone Menegoi, « L'esprit cristallin en ses formes », pp. 6-21.

• Fabien Faure, « Hubert Duprat, ici, après », pp. 38-64.

• Patrick Javault, « La forme d'une exposition », pp. 72-79.

• Jeff Rian, « En termes évolutionnistes », pp.  88-113.

 

Année : 
2 011
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

The Raw Edge – Vière et les moyennes montagnes

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Richard Nonas

Textes : Richard Nonas, Fabien Faure / Photographies : Richard Nonas, Bernard Plossu.

Trois éditions : français, anglais, italien.

Depuis les années 1970, au début desquelles Richard Nonas a décidé de mettre un terme à ses recherches et missions d’anthropologue pour, dit-il, « se transformer en artiste », celui-ci a régulièrement fait retour sur son propre travail afin d’en expliciter les enjeux, mais aussi pour témoigner de l’irréductible étrangeté du fait de création. Relativement peu connus à ce jour (en Europe du moins), ses écrits comptent pourtant parmi les plus denses que la sculpture ait inspiré depuis une quarantaine d’années. Plusieurs dizaines de notes théoriques et de textes d’une profondeur troublante attestent ainsi d’une démarche radicale qui, ignorant quasiment le principe d’une évolution interne, laisse découvrir une cohérence peu commune. Obéissant à une forme assertive, les écrits de Nonas procèdent, certes, d’une pratique, mais ils visent avant tout à interroger l’idée même de sculpture, s’attachant à décrire les possibilités d’un art qui engage des modes particuliers d’existence de l’œuvre, détermine des spatialités, suscite des situations d’expérience pour, en somme, accomplir une certaine fonction. Car, pour l’artiste, c’est bien dans sa fonction relationnelle – en l’espèce situationnelle –, et non dans quelque autonomie objectale, que la sculpture trouve sa pertinence. (…)

Perché à mille deux cent mètres d’altitude, aux confins de la vallée de la Haute-Bléone, dans les montagnes de Haute-Provence, Vière est un hameau inhabité depuis 1934. D’une beauté secrète, l’endroit ne recèle pourtant rien de remarquable a priori, sinon une certaine manière de perdurer. Les habitants de Prads, les bergers et les randonneurs connaissent Vière, qu’ils traversent à l’occasion. Seule une famille s’y installe l’été, dans l’ancienne école, d’où ne résonnent plus ni classes ni jeux depuis longtemps. C’est l’unique bâtisse habitable du village, que ces résidents occasionnels ont peu à peu restaurée. Ni route ni électricité ni eau courante, sinon celle des sources et des deux rivières qui se rejoignent à une centaine de mètres du hameau. À l’abri d’un éperon rocheux dessinant une crête rectiligne, Vière se tient là, en marge du monde. Après des générations de vie et de labeur opiniâtre depuis la fondation du village, au XIe siècle, son histoire s’est arrêtée il y a bientôt quatre-vingts ans. Cette histoire, pourtant, n’en finit pas.

À la fin de l’automne 2009, Nadine Gomez conduit Richard Nonas jusqu’au hameau où, profondément touché, l’artiste découvre « l’endroit extraordinairement spécial que Vière est devenu du fait de son abandon ». Retiré dans un pli de l’espace et du temps, le village déserté offre une image prégnante de la disparition, la présence/absence des choses et des êtres s’y donnant à interpréter dans toutes sortes de traces plus ou moins lisibles. Pourtant aucun sentiment de familiarité n’émane de celles-ci, car Vière semble même affecté d’une distance irréductible, qui rappelle celle de ces vestiges qu’on découvre ou redécouvre, suspendus dans le temps indécidable de leur dissolution. Aussi, avec une discrète insistance, le hameau et son site ne pouvaient-ils manquer de ramener le sculpteur à une dimension essentielle de sa propre démarche – une dimension paradoxale, certes, en ce qu’elle demeure à lui-même à demi étrangère. Cherchant à cerner cette dimension du lieu et de l’œuvre, une figure irrésolue vient à l’esprit : celle de l’(in)habiter. D’une rencontre improbable va naître, comme une réponse, Edge-Stones – Viere and the Middle Mountains.

 

Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Nadine Gomez
Année : 
2 011
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

Histoire et esthétique du contact dans l'art contemporain

Auteur(s): 
Sylvie Coëllier
Fabien Faure
Patrick Lhot
Jean Arnaud
Auteur(s) hors LESA: 
Jimmie Durham
Joël Chevrier
Bernard Lafargue
Véronique Goudinoux
Paul-Eric Labrosse
Pierre Saurisse
Natacha Pugnet
Jean-Claude Le Gouic

Cet ouvrage, constitué par les actes du colloque " Contact " organisé sous la direction de Sylvie Coëllier, inaugure la nouvelle collection " Arts " des PUP. Il s'insère dans la série des travaux " Théorie et pratique des arts " émanant du LESA. La publication propose une interrogation esthétique et historique de la notion de contact dans le domaine des arts plastiques au XXe siècle. Une première partie circonscrit le champ de la notion à travers les approches, fort différentes mais non divergentes, de l'artiste Cherokee Jimmie Durham, d'un physicien explorant tactilement les nanomondes et d'un philosophe. Les autres textes dessinent une histoire de la notion dans l'art du XXe siècle allant de l'haptique et du fusionnel à la tactilité intimiste ou au choc. Les œuvres interrogées à cette intention ont été réalisées par des artistes nombreux et divers : Marcel Duchamp, Raoul Hausmann, les expressionnistes allemands, Brancusi, Barnett Newman et Rothko, Hantaï et quelques membres de Supports-Surfaces, Vito Acconci, Valie Export et Yoko Ono, Richard Serra, Michael Snow, Luciano Fabro, l'argentin Fabian Marcaccio, l'atelier Van Lieshout, Marie-Ange Guilleminot et Gabriel Orozco.

Directeur(s) de l'ouvrage: 
Sylvie Coëllier
Année : 
2 005

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