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Etienne-Martin

Etienne-Martin, Mario Merz : des Demeures et des Igloos. Primitivisme et dimension anthropologique de la sculpture contemporaine

Auteur(s): 
Fabien Faure

Deux grands artistes de cette seconde moitié du 20ème siècle ont, l'un et l'autre, conduit durant plusieurs décennies un projet des plus singuliers. Brouillant les limites communément admises entre la sculpture et l'architecture, chacun d'eux s'est attaché à donner forme à la première et authentique maison : Etienne-Martin est l'auteur de vingt Demeures, Mario Merz d'une soixante d'Igloos. (…) Les Demeures et les Igloos sont en outre étroitement associés à la notion de "mythologie individuelle" rendue célèbre par Harald Szeemann. Pourtant les relations extraordinairement contrastées qu'entretiennent ces œuvres-lieux n'ont jamais été envisagées. Cet ouvrage, conçu comme un livre double, cheminant d'une "maison" à l'autre et, ce faisant, rencontrant les créations et les cultures les plus diverses, voudrait donc combler une lacune.

Année : 
2 000

Étienne-Martin

Auteur(s): 
Fabien Faure

Catalogue d'exposition, Centre d'art de Tanlay, 1er juin-30 sept. 2001.

« Etienne-Martin est l'auteur des Demeures. Plus exactement, il en est l'inventeur. Il ne les a pas simplement imaginées ; il les a véritablement découvertes. Vingt grandes sculptures, des dizaines d'études, de dessins et d'autres réalisations encore qui, tels l'Abécédaire, Le Secrétaire et L'Escalier, accompagnent les premières, reprennent et développent certains de leurs aspects à la manière d'un commentaire plastique, d'un discours second des formes à propos d'autres formes. Une bonne trentaine d'années de travail : bien plus qu'une série, c'est une œuvre dans l'œuvre, un cycle dirait-on s'il s'agissait de littérature ou de poésie. Les matériaux utilisés, les formes produites, les configurations et les espaces élaborés sont des plus divers. Demeures de dissemblance, donc... à première vue seulement, car celles-ci attestent la recréation obstinée d'un unique lieu. L'artiste y brouille les limites communément admises entre la sculpture et l'architecture. De surcroît, il alterne et confond délibérément les gestes et procédures de construction et ceux qui relèvent de l'excavation. "Je suis archéologique", confirme du reste l'inventeur de lieux. Quant à la Demeure inlassablement façonnée et retrouvée, reconstruite et repensée, elle est, intrinsèquement, cela même qui demeure »

• Fabien Faure, « La structure absolue » (pp. 8-18).

 

 

Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Jacques Py
Année : 
2 001

Mythologies et mythes individuels. À partir de l'art brut

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Pierre Dhainaut, Geneviève Piot-Mayol, Liliane Meffre, Lise Maurer, Magali Nachtergael, Lucie Goujard, Baptiste Brun, Charles Soubeyran, Maïté Vissault, Fabrice Flahutez

À partir des notions de « mythologie individuelle » et de « mythe individuel », il s'agit d’interroger les caractéristiques prêtées à l’art brut, renouvelées par leur extension ou déplacement dans le champ de la création moderne et contemporaine, ainsi que leur rapport à l’histoire.

Ce qu’on nomme « l’art brut », en incluant ses extensions dans l’Outsider Art, mérite une considération nouvelle. On doit se garder de réifier ou d’essentialiser cette notion : l’art brut, en vérité, est une question. Le point de départ de la recherche se trouve dans l’intitulé « Mythologie individuelle », désignation par Harald Szeemann d’une section de la Dokumenta 5 de Kassel en 1972, réunissant des œuvres d’artistes contemporains dont Étienne-Martin ; dans leur immédiate proximité étaient exposées des œuvres principalement issues du contexte asilaire. C’est ce sens initial qui s’est vu enrichi, déployé et déplacé d’une manière qui rencontre les champs de l’histoire et de la critique de l’art, de la psychanalyse, de l’anthropologie et de la philosophie.

L’objectif général de la démarche est de questionner les déterminations profondes des œuvres : l’histoire, la fable et l’intrigue, selon une orientation susceptible de dialectiser les rapports entre l’individuel et le collectif, entre la structure et l’activité dynamique, entre l’écrit/dessin et l’oral. C’est non seulement la catégorie d’art brut mais le concept d’art, inclus le statut des processus créatifs, qui sont mis à l’épreuve.

• Fabien Faure, ""Toutes les versions appartiennent au mythe" – Étienne-Martin vu par Harald Szeemann" (chapitre introductif, pp. 15-36).

Directeur(s) de l'ouvrage hors LESA: 
Anne Boissière, Christophe Boulanger, Savine Faupin
Année : 
2 014
Axe de recherche: 
Arts, Sociétés, Écritures et dynamiques transméditerranéennes

Étienne-Martin - Collections du Centre Pompidou / Musée national d'art moderne

Auteur(s): 
Fabien Faure
Auteur(s) hors LESA: 
Jean-Paul Ameline
Sabrina Dubbeld
Doïna Lemny

Catalogue d'exposition, Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou, 23 juin-13 sept. 2010.

Identifié dès 1960 à ses Demeures, étranges sculptures-habitats conçues pour être visitées « en imagination » par le spectateur, célèbre pour être l'auteur du Manteau (1962), première sculpture en tissu de l'histoire de l'art moderne, Étienne-Martin (1913-1995) est pourtant resté longtemps une figure à part du monde de l'art parisien. Le sculpteur a été reconnu très tôt, à la fois comme un inventeur de formes hors pair, travaillant par prédilection le bois et le plâtre. C'est dans la matière de ses souvenirs d'enfance, liés à sa maison natale de Loriol, dans la Drôme, que l'artiste reconnaîtra lui-même avoir construit son œuvre.Fasciné par l'œuvre et le personnage, Harald Szeemann fera de lui l'un des artistes clés de la section « Mythologies individuelles » qu'il met en scène à la Documenta V de Kassel, en 1972.

• Jean-Paul Ameline, « Étienne-Martin dans le champ élargi de la sculpture », pp. 8-15.

• Fabien Faure, « "…ce creux habité dans le passé." Le mythe d'origine des Demeures », pp. 16-23.

• Sabrina Dubbeld, « Étienne-Martin, quand la sculpture rejoint l'architecture », pp. 24-30

• L'atelier d'Étienne-Martin de 1934 à 2009 (photographies), pp. 31-55.

• Doïna Lemny, Biographie, pp. 56-67.

• Catalogue des œuvres. Notices de Jean-Paul Ameline, Sabrina Dubbeld et Fabien Faure, pp. 69-127.

 

 

Année : 
2 010

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