Michel GUÉRIN
Anna Guilló

Anna Guilló, Denture jaune de loup de mer la gueule ouverte, 2018. Dessin 3D, 30 x 20 cm. env.
Anna Guilló est artiste et professeure des universités à Aix-Marseille Université. Elle travaille notamment sur la cartographie alternative et ses enjeux politiques. Elle est membre du collectif et de la revue de L’antiAtlas des frontières et est à l’origine du programme de recherches La Fin des cartes ? Territoires rêvés, territoires normalisés. Elle fait également partie du collectif HIC SUNT dont les artistes sillonnent la cartographie à travers dessins, performances, installations, sculptures et vidéos. Elle a par ailleurs contribué à créer le programme de recherche en arts Images en tr@nsit : territoires et médiums au LESA et dirige actuellement la revue d’art et d’esthétique Tête-à-tête. Directrice du LESA depuis janvier 2024, elle est responsable du programme antiAtlas des épistémicides (Axe II).
Jean-Marie JACONO
Maître de conférences en musicologie. Ses travaux, dans les champs de la sociologie de la musique et de la sémiotique, ont été consacrés à la musique russe (Moussorgski et l’opéra Boris Godounov en particulier), mais aussi aux musiques populaires modernes (chanson et rap). Premier musicologue à avoir étudié le rap en France, Jean-Marie Jacono a rédigé de nombreux articles sur le rap marseillais. Il est cofondateur, avec Perle Abbrugiati et Joël July, du réseau international ‘Chanson : les ondes du monde’ et de la collection Chants-Sons aux PUP. Deux biennales internationales d’études de la chanson ont déjà été organisées par ce réseau, en collaboration avec d’autres universités (2017, 2019) . Il a par ailleurs publié en 2015 (en co-direction avec Lionel Pons), Henri Tomasi : du lyrisme méditerranéen à la conscience révoltée (Aix-en-Provence, PUP, 564 p.) et a co-dirigé l’ouvrage Cartographier la chanson contemporaine (Aix-en-Provence, PUP, 2019, 522 p.), qui regroupe les actes de la première biennale.
Anyssa KAPELUSZ
Jean-Luc LEROY
Jean-Luc Leroy est né le 28 février 1961.
Il a suivi des études de musique (analyse, écriture, direction d’orchestre), d’histoire de la musique et musicologie (doctorat et HDR Paris 4, agrégation) et de psychologie clinique (master, co-responsable de la spécialité musicothérapie du master Création artistique de l’Université de Paris [ex Paris 5-Descartes]).
L’objet de ses recherches est d’appréhender la nature, les mécanismes et les conditions de l’élaboration d’un sens musical par un sujet singulier, et la fonction de ce processus ; l’objectif est de comprendre pourquoi et comment le système vivant Homo Sapiens produit un comportement spécifique dit musical, et la signification évolutive de ce comportement.
Il s’est particulièrement intéressé (1) aux mécanismes impliqués dans les mouvements de tension/détente éprouvés à l’audition musicale (« A general model for the dynamic functioning of musical systems », Musicae Scientiae, XIII/1, 2009, p. 3-24), en cherchant à éclairer les mécanismes relatifs (2) à la corporéité (« Aspects de l’expérience sensori-motrice dans la dynamique de la saisie des structures sonores et musicales », Musurgia, XII/3, 2005, p. 47-73) et (3) aux structures harmonico-tonales (« Principes d’organisation des hauteurs discrètes dans les systèmes musicaux », Musurgia, XVII/1, 2010, p. 17-47), et (4) à la manière dont ces éprouvés pouvaient sous-tendre l’élaboration d’un sens musical situé (« Processus mélodique, dynamique musicale, dynamique sonomotrice : le sens du symbole en musique », dans B. Bossis (dir.), Mélodie et fonction mélodique comme objets d’analyse, Sampzon, France, Éditions Delatour, 2013, p. 31-64).
Également (5) à la question des « universaux » musicaux (« A paradigm for musical universals », dans J.-L. Leroy (dir.), Topicality of Musical Universals, Paris, France, Éditions des Archives Contemporaines, 2013, p. 7-25), (6) à la fonctionnalité du processus artistique (« Une théorie fonctionnelle de l’art dans une perspective évolutionniste », dans Z. Kapoula, L.-J. Lestocart et J.-P. Allouche (dir.), Esthétique et complexité, II, Neurosciences, évolution, épistémologie, philosophie, Paris, France, CNRS Éditions, 2014, p. 189-209), et (7) à diverses questions épistémologiques.
Toutes ces propositions sont synthétisées dans sa note d’HDR (Esquisse d’une théorie générale de la musique, 229 pages, Note de synthèse HDR Paris 4-Sorbonne, 2015) qui devrait être publié prochainement (en anglais).
Jean-Luc LIOULT
Arnaud MAÏSETTI
Arnaud Maisetti est maître de conférences en arts de la scène à Aix-Marseille université, membre du Laboratoire d’études en sciences des arts (LESA, EA 3274). Il a consacré sa thèse à l’écriture de Bernard-Marie Koltès et publié sa biographie Bernard-Marie Koltès (Minuit, 2018). Ses enseignements et recherches portent principalement sur la poétique du texte dramatique contemporain, les écritures scéniques et dramatiques aux XXe et XXIe siècles, les questions d’historiographie du théâtre, la place de la dramaturgie contemporaine, les entretiens d’artistes et les nouvelles pratiques de récit, notamment dans leurs dimensions numériques. Il est responsable de la filière « Écriture dramatique » au sein de la formation Arts de la scène d’AMU, où il enseigne également la dramaturgie du texte et de la scène et conduit des ateliers de pratique théâtrale.
Parallèlement à ses activités universitaires, Arnaud Maisetti est auteur et dramaturge. Il a publié plusieurs récits, parmi lesquels « Où que je sois encore… (Seuil), et aux éditions de l’Arbre Vengeur, Saint-Just & des poussières (2021), Brûlé vif (2023), et Babylone (2025).
Dramaturge pour différentes compagnies, il est également critique dramatique pour le collectif L’Insensé.
Il tient ses Carnets en ligne depuis 2005.








