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Tuesday, December 3, 2019

Videodrome 2 49 Cours Julien 13006 Marseille

« Quelque-chose s’est produit ici, il y a longtemps. J’ai grandi dans deux mondes. J’etais fls de docteur dans un milieu aise. Et j’etais marginal. Un voyageur qui n’avait pas sa place. Par choix ou par necessite. Ca n’a plus grande importance. Tout me semblait etranger. »
Voix of de Robert Kramer, Dear Doc, Les Films d’Ici / La Sept, 1990

« La vie precède les flms et mon cinema n’est que l’expression de cette tentative de vivre diferemment. »
Entretien avec Robert Kramer, les Inrockuptibles n°80, 20 novembre 1996

Robert Kramer est né le 22 juin 1939 à New York. En 1967, il co-fonde Newsreel, une coopérative de production et de difusion de films engagés. Le cinéma est alors pour lui une manière d’accompagner et de penser les luttes politiques. Entre 1965 et 1975, il réalise ou co-réalise les flms : FALN, In the Country, The Edge, Ice, People’s Waret Milestones. A la fn des années 1970, Robert Kramer pressent la fn d’une époque. Il devient de plus en plus difcile de vivre en marge du système car le climat social et économique des États-Unis se durcit. Aussi, il a de plus en plus de mal à fnancer ses flms alors qu’ils sont remarqués en Europe notamment grâce aux Cahiers du Cinéma et au critique Serge Daney. En 1979, il décide de venir s’installer en France avec sa femme et sa flle. A la question pourquoi avoir choisi la France, il répond : « Pour essayer d’être libre. Pour tenter de trouver un espace où je puisse respirer » (Positif n°325, mars 1988). En 1994, il confera dans un entretien avec Octavia de Larroche : « En fait je suis venu en Europe car l’Histoire est beaucoup plus présente. L’idée de l’Histoire ».

La programmation qui suit est constituée des flms réalisés après son arrivée en France. « Une ligne incandescente qui traverse le temps » écrit Kramer en 1996. Ces mots évoquent le titre du flm qu’il travaillait à ce moment-là : A Line Through Time , qui deviendra Le Manteau (1996). Cette ligne incandescente désigne la une quête que le cinéaste poursuivra jusqu’à son dernier flm. Une quête qui a rapport à l’enfance, à l’Histoire et aux luttes, toujours présentes.

La programmation a été pensée par échos : de Notre Nazi à Berlin 10/90, de Point de depart à Say Koms Sa, de Hi Steve! Videolettres à Les yeux l’un de l’autre, de Doc’s Kingdom à Route One / USA, de Voyage Sonore au concert solo de Barre Phillips, de Guns à Cites de la plaine.
Les séances seront accompagnées de Keja Kramer, flle du cinéaste, et de Barre Phillips, ami de Robert Kramer et musicien qui a travaillé sur tous ses flms à partir de 1980.

(David Yon, Marseille, septembre 2019)

Mardi 3 décembre
17h-20h Masterclass de Daniel Deshays : Une traversée des territoires du sonore (Amphi Charve, campus St Charles, en collaboration avec Baudouin Koenig et le master Cinéma-Audiovisuel, Aix-Marseille Université).
21h Guns, 1h35, 1980, séance présentée par Keja Kramer, Barre Phillips, Jean- Pierre Daniel et David Yon.

Mercredi 4 décembre
19h Berlin 10/90, 1h04, 1991, séance présentée par Katharina Bellan. 21h Notre nazi, 1h53, 1984, séance présentée par Katharina Bellan.

Jeudi 5 décembre
21h Point de depart, 1h20, 1993 Say Koms Sa, 26min, 1998, séance présentée par Cyril Béghin.

Vendredi 6 décembre

18h Hi Steve! Videolettres de Robert Kramer et Stephen Dwoskin, 123 min, 1991 21h Cites de la Plaine, 1h50 , 2000, séance présentée par David Yon

Samedi 7 décembre

17h Musical Notes de Keja Kramer, 1h08, 2012, séance présentée par Keja Kramer et Barre Phillips. Suivi de Voyage Sonore de Barre Phillips, Robert Kramer, Michel Doneda, Alain Joule, Marc Pichelin et Alain Diot, 1h18, 1996
21h Les yeux l’un de l’autre de Keja Ho Kramer et Stephen Dwoskin, 40min, 2006 Doc’s Kingdom, 1h30, 1987 ; séances présentées par Keja Kramer et David Yon.

Dimanche 8 décembre
15h30 Route One / USA, 4h15, 1989, séance présentée par Erika Kramer.

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