Jean-Marie JACONO

Maître de conférences en musicologie. Ses travaux, dans les champs de la sociologie de la musique et de la sémiotique, ont été consacrés à la musique russe (Moussorgski et l’opéra Boris Godounov en particulier), mais aussi aux musiques populaires modernes (chanson et rap). Premier musicologue à avoir étudié le rap en France, Jean-Marie Jacono a rédigé de nombreux articles sur le rap marseillais. Il est cofondateur, avec Perle Abbrugiati et Joël July, du réseau international ‘Chanson : les ondes du monde’ et de la collection Chants-Sons aux PUP.  Deux biennales internationales d’études de la chanson ont déjà été organisées par ce réseau, en collaboration avec d’autres universités (2017, 2019) . Il a  par ailleurs publié en 2015 (en co-direction avec Lionel Pons), Henri Tomasi : du lyrisme méditerranéen à la conscience révoltée (Aix-en-Provence, PUP, 564 p.) et a co-dirigé l’ouvrage Cartographier la chanson contemporaine (Aix-en-Provence, PUP, 2019, 522 p.), qui regroupe les actes de la première biennale.

Jean-Luc LEROY

Jean-Luc Leroy est né le 28 février 1961.
Il a suivi des études de musique (analyse, écriture, direction d’orchestre), d’histoire de la musique et musicologie (doctorat et HDR Paris 4, agrégation) et de psychologie clinique (master, co-responsable de la spécialité musicothérapie du master Création artistique de l’Université de Paris [ex Paris 5-Descartes]).
L’objet de ses recherches est d’appréhender la nature, les mécanismes et les conditions de l’élaboration d’un sens musical par un sujet singulier, et la fonction de ce processus ; l’objectif est de comprendre pourquoi et comment le système vivant Homo Sapiens produit un comportement spécifique dit musical, et la signification évolutive de ce comportement.
Il s’est particulièrement intéressé (1) aux mécanismes impliqués dans les mouvements de tension/détente éprouvés à l’audition musicale (« A general model for the dynamic functioning of musical systems », Musicae Scientiae, XIII/1, 2009, p. 3-24), en cherchant à éclairer les mécanismes relatifs (2) à la corporéité (« Aspects de l’expérience sensori-motrice dans la dynamique de la saisie des structures sonores et musicales », Musurgia, XII/3, 2005, p. 47-73) et (3) aux structures harmonico-tonales (« Principes d’organisation des hauteurs discrètes dans les systèmes musicaux », Musurgia, XVII/1, 2010, p. 17-47), et (4) à la manière dont ces éprouvés pouvaient sous-tendre l’élaboration d’un sens musical situé (« Processus mélodique, dynamique musicale, dynamique sonomotrice : le sens du symbole en musique », dans B. Bossis (dir.), Mélodie et fonction mélodique comme objets d’analyse, Sampzon, France, Éditions Delatour, 2013, p. 31-64).
Également (5) à la question des « universaux » musicaux (« A paradigm for musical universals », dans J.-L. Leroy (dir.), Topicality of Musical Universals, Paris, France, Éditions des Archives Contemporaines, 2013, p. 7-25), (6) à la fonctionnalité du processus artistique (« Une théorie fonctionnelle de l’art dans une perspective évolutionniste », dans Z. Kapoula, L.-J. Lestocart et J.-P. Allouche (dir.), Esthétique et complexité, II, Neurosciences, évolution, épistémologie, philosophie, Paris, France, CNRS Éditions, 2014, p. 189-209), et (7) à diverses questions épistémologiques.
Toutes ces propositions sont synthétisées dans sa note d’HDR (Esquisse d’une théorie générale de la musique, 229 pages, Note de synthèse HDR Paris 4-Sorbonne, 2015) qui devrait être publié prochainement (en anglais).