« L’Etrange Créature du lac noir » de Jack Arnold. Aubades pour une zoologie des images
Cinéma et cristaux. Traité d’éconologie
Nous resterons, pour vivre et mourir, avec les loups-garous
Tchernobyliana. Esthétique et cosmologie de l’âge radioactif
RETROUVER LE VIVANT DU TABLEAU. Expansion vitaliste dans le Van Gogh de Maurice Pialat.
Le transfert du genre tableau vivant, de la scène à sa représentation cinématographique, suppose de questionner la valeur du vivant en circulation dans l’art. Qu’est-ce qui fait vie dans un tableau et comment, confiée à l’écran, cette vie naturelle peut-elle s’étendre ? En retournant aux conditions anthropologiques de l’acte de peindre : la vie qui précède, accompagne et excède le moment peint ; le film Van Gogh de Maurice Pialat épanouit le vitalisme potentialisé dans le tableau.
Des traces d’écriture à la Parole du voir d’Antonin Artaud – From traces of writing to the Talking of viewing of Antonin Artaud
Raymonde Carasco, cinéaste-poète et ethnographe, réalisa seize films sur le peuple Indien Tarahumara, natif du nord du Mexique, se rendant sur leur terre de 1976 à 2001. Autant d’objets filmiques hybrides, puisant dans la source intertextuelle du journal d’Antonin Artaud, Les Tarahumaras. Il s’agit là d’un cas original de récriture par le film d’un texte poétique initial, d’un voir initial, en temps et lieu de son expérience. Pour nous aussi, l’occasion de proposer un chemin de lecture, sur les traces d’écriture du poète Artaud. Partant d’un programme intertextuel inscrit dans son temps, que la cinéaste-universitaire Raymonde Carasco ouvrira à une pratique signifiante neuve : la ciné-textualité, nous verrons comment son œuvre filmique et théorique poursuivra vers un voir filmique peu à peu émancipé du langage verbal : la parole du voir.
Marie REBECCHI
Laetitia AGOSTINI
Denis ALCANIZ
Denis Alcaniz enseigne l’histoire du cinéma, l’analyse filmique et la pratique cinématographique à Aix-Marseille Université. Réalisateur, il développe des projets de recherche-création sur les usages sociaux des images et leurs enjeux artistiques, socioculturels et esthétiques. Docteur, il a soutenu en 2023 une thèse intitulée « Désorientation esthétique et éthique : la polyphonie du rire dans le cinéma de Quentin Dupieux ». En 2025, il réalise Dénominateur commun : Brésil, un documentaire inscrit dans une démarche de recherche-action. Engagé dans la démocratisation du cinéma, il donne des conférences et anime projections, ciné-clubs et ateliers avec l’association In Medias Res.










